Jane, Hannah, Sarah, ce sont souvent des destins de femmes que racontent Douglas Kennedy. A quelques exceptions comme dans Le Désarroi de Ned Allen ou encore L’Homme qui Voulait Vivre sa vie, récemment adapté d’ailleurs au cinéma avec dans le rôle titre Romain Duris, les personnages principaux de l’auteur américain ont les traits de femmes modernes à qui la vie ne fera pas de cadeau. Comme souvent, ce sont au sein de familles d’apparence banale voire exemplaire, que ce tient l’intrigue.

Des parcours de vie riches et des personnalités complexes

Dans Quitter Le Monde, Jane Howard se bat contre des parents dysfonctionnels : un père qui les abandonnera, elle et sa mère, le lendemain de l’anniversaire des 13 ans de la fillette et une mère qui reprochera toute sa vie à sa propre fille, la disparition de son mari. Brillante, Jane tracera son chemin grâce à des études brillantes notamment avec l’obtention d’un doctorat de littérature à Harvard. Après deux histoires d’amour qui se termineront de façon dramatique pour chacune d’entre elle, c’est la naissance d’un enfant qui donnera un sens à la fois plus profond, plus joyeux et plus simple à la jeune femme. Mais grâce aux rebondissements habiles de Douglas Kennedy, Jane sera amenée bien au-delà du chemin qu’elle s’était tracée.

Les personnages secondaires ou qui croisent simplement la vie de Jane Howard, possèdent également des parcours de vie riches et des personnalités complexes. Ce sont ces destins croisés qui donnent toute la profondeur et la vraisemblance des univers bâtis par Douglas Kennedy. Quitter Le Monde : 694 pages défilent comme une trainée de poudre.

Quitter Le monde, Douglas Kennedy (Editions Pocket)

Crédit photo : Mo Riza/FlickR